Institut Supérieur des Arts de Toulouse
Le Furora Nova traite jusqu’à 11500 tiges de pivoines à l’heure. Chacune de ces tiges est scannée individuellement et coupée à la bonne longueur. Les fleurs trop ouvertes sont rejetées et les tris sont ensuite bottelés pour avoir des ensembles les plus uniformes possibles. Fonctionnant 7 jours sur 7 pendant les 2 mois de pleine saison des pivoines, le Furora Nova évoque l’image d’un abattoir : une vraie violence surgit dans cette conformisation à un rythme étourdissant. J’ai voulu montrer cet étrange rapport entre la machine et le végétal qui se déroules à l’image. Ici, le temps de la machine est en radicale opposition avec le temps de la pousse d’une fleur. L’humain peine à suivre le rythme étourdissant dicté par le Furora, et toute image romantique donnée par la présence florale s’efface au profit de la lourdeur de l’installation.